Comment sera le monde de
demain ?
Quels seront les mécanismes qui permettront de le rendre
moins violent, plus juste, durable ?
Que nous le voulions ou non, le futur de tous
les peuples de la terre est lié.
Cette terre n’est pas plus occidentale qu’asiatique,
russe ou brésilienne… Elle est commune à tous.
Ses ressources, sa biodiversité
sont uniques.
Les changements climatiques sont
planétaires, chaque événement ou catastrophe
est ressenti directement ou indirectement par tous…
Nous n’avons pas d’autre
choix que de devenir responsables et solidaires.
De nombreux livres, médias,
personnalités se sont emparés de ce sujet. Chacun
y va de son analyse, affiche ses certitudes, propose des solutions.
Hélas, la majorité des projections qui sont faites
ne proposent rien de particulièrement innovant, et surtout
rien de particulièrement rassurant.
Il y a ceux qui pensent que les
sociétés vont continuer à évoluer
en suivant leur schéma actuel de disparité économique,
prolifération nucléaire, pollution, disparition
des espèces, obscurantisme religieux omniprésent…
et que cela accentuera les guerres, les tensions, les crises…
Certains en appellent à
la "bonne volonté", d’autres ne jurent
que par la science, d’autres encore proposent un retour
aux valeurs fascistes ou religieuses. Quelques un mettent en avant
des idées novatrices mais ils le font de manière
timorée et limitée, et manquent souvent de solutions
concrètes.
Mon constat est complètement
différent.
Je suis convaincu que nous pouvons rapidement (en une dizaine
d’années) changer de monde.
Nous pouvons faire en sorte
que l’extraordinaire disparité de salaires qui prévaut
dans les sociétés occidentales cesse.
En effet, comment supporter que quelques uns gagnent des dizaines,
des centaines de milliers, voire des millions d’euros par
mois alors que la majorité des gens ont à peine
de quoi maintenir à flot leur famille ?
Nous pouvons faire en sorte
que l’immense disparité de niveau de vie entre les
pays du nord/développés et ceux du sud/en voie de
développement cesse.
Les habitants de ces derniers souffrent de systèmes sanitaires
déplorables, de corruption généralisée,
d’infrastructures quasi-inexistantes, de problèmes
alimentaires, de sécurité, sociaux… Cela engendre
une frustration légitime qui les pousse à tenter
leur chance sur des terres plus clémentes : l’Occident.
Les pays dits riches doivent alors gérer un flux migratoire
massif et incessant avec toutes les conséquences que cela
implique : création de ghettos communautaires, abaissement
des salaires et développement du travail clandestin (pour
le plus grand bonheur de certains, trop heureux de trouver une
main d’œuvre docile et bon marché), hausse de
l’insécurité dans les zones où la concentration
d’immigrés est importante

Pourtant, l’immigration qui
permet le métissage des ethnies et le mélange des
cultures est un bien pour l’humanité. Mais à
condition que tout cela soit géré, étalé
dans le temps et fait dans le respect de tous : de la population
immigrée comme celle du pays d’accueil.
Nous pouvons faire en sorte
que l’écologie ne soit plus une idée à
ranger aux rayons des "bonnes intentions"
Elle n’est présente qu’au moment des élections
pour ensuite disparaître devant les impératifs économiques.
La pollution, le changement climatique,
la protection de la biodiversité sont pourtant des sujets
primordiaux, vitaux.
Nous pouvons faire en sorte
que les armes nucléaires cessent de proliférer,
d’exister tout simplement, et casser la spirale infernale
qui veut que les dépenses militaires "traditionelles"
soient partout en augmentation.
Comment ?
En faisant table rase de la notion de nation car elle est
la source de tous nos maux.
À la place, je propose
l’instauration d’un binôme :
un gouvernement mondial couplé à des territoires
indépendants.
Seul un gouvernement mondial sera
à même de mettre en œuvre des politiques environnementales,
sanitaires, alimentaires, fiscales et sécuritaires au niveau
planétaire. Ainsi, chaque être humain pourra jouir
d’un minimum pécuniaire, sanitaire, d’habitat,
d’alimentation, de justice, de sécurité…
décent.
D’immenses zones naturelles
représentant environ 50% de la surface de la Terre seront
également mises en place et entretenues par l’organisme
mondial.
Quant aux territoires, ils disposeront d’une
large indépendance, le cadre législatif, éducatif,
juridique, fiscal, environnemental ou encore sécuritaire
fixé par la gouvernance mondiale servant de base aux politiques
mises en œuvre localement.
La solution vous semble radicale ? Elle est à
la hauteur des problèmes auxquels nous sommes confrontés.
Le concept de nation a été dans l’histoire
source de tensions, d’inégalités, de blocages.
Il n’est plus adapté au monde d’aujourd’hui.
Pour vous en convaincre, voici quelques exemples
concrets :
------ De grandes réformes
bancaires et fiscales pourraient empêcher que certains gagnent
des sommes indécentes et permettraient de débloquer
des fonds importants destinés à des programmes sociaux,
de développement éducatif et sanitaire...
La compétition économique entre nations empêche
la mise en place de telles réformes : si un pays décidait
de taxer les revenus colossaux d’une banque, celle-ci pourrait
faire migrer ses transactions et son siège social vers
une nation plus complaisante.
C’est ainsi que le "surplace"
s’installe et que les groupes financiers, les fameux "golden
boys" et autres spéculateurs boursiers gagnent des
sommes qui dépassent l'entendement. Ce raisonnement vaut
également pour les salaires des dirigeants d’entreprise
ou les sportifs de haut niveau : "pas touche à mon
salaire, sinon je change d’air, je délocalise , je
vais me 'vendre' ailleurs".
Dans la même veine, nous
avons les paradis fiscaux… Pourquoi est-il impossible de
les faire disparaître ? À cause de la compétition
économique entre nations.
De nombreux pays jouent un double jeu : d’un côté,
ils prônent une plus grande transparence sur les transactions
financières, mais de l’autre, ils maintiennent des
zones qui échappent à tout contrôle. Ils savent
bien que, dans le cas contraire, les flux financiers illicites
iraient ailleurs…
À titre d'exemple, ces flux représenteraient pour
2005 entre 1 000 et 1 600 milliards de dollars... En terme d'impôt
non perçu, cela équivaut à des dizaines de
milliards de dollars !
Résultat ? De beaux discours mais rien de concret.
----- La prolifération
nucléaire ou/et la course aux armements ?
… la compétition entre nations. Chacun craint que
l’autre ne le domine militairement.
Résultat ? Le monde devient, année après
année, un gigantesque dépôt d’armes
de toute sorte (les dépenses d’armement sont partout
en constante augmentation).
---- Les refuges pour les
mafias ou les groupes terroristes ?
… l’antagonisme entre nations qui, au nom de la maxime
«l’ennemi de mon ennemi est mon ami», fait qu’un
cartel ou un groupuscule bénéficie toujours de la
bienveillance d’un pays.
Résultat ? Malgré les efforts de certains, les truands
en tout genre jouissent de bases de repli sûres.
------ La pollution, le
changement climatique, la mise en danger de la biodiversité
?
… une fois de plus, la compétition économique
entre nations.
Peu importe (ou si peu) la protection de la planète, dans
la grande course au PIB, seuls les chiffres comptent.
Résultat ? La logique économique prend le dessus.
Systématiquement, la terre prend l’eau, brûle,
s’asphyxie, se vide de ses espèces.

Regardez par exemple la surpêche…
La compétition économique entre nations rend ce
problème impossible à régler : un pays peut
décider de protéger ses eaux territoriales mais
il ne peut rien faire en ce qui concerne les eaux internationales.
Les négociations autour des quotas de pêche sont
longues et finissent toujours par favoriser les intérêts
économiques des uns et des autres.
Résultat ? Les mers et océans se vident.
-------- La disparité économique nord/sud
et/ou pays occidentaux/pays émergents ?
… la compétition économique entre nations.
Car ne soyons pas naïfs : maintenir bon nombre de pays dans
la pauvreté permet aux pays les plus riches de faire fabriquer
à bon compte, d’acheter des matières premières
bon marché, et d’obtenir via l’immigration
de la main d’œuvre docile et peu payée.
Une aide financière est certes versée à ces
pays… Elle sert bien souvent à ce qu’ils nous
achètent des armes, des produit finis (voitures et autres
ordinateurs ou télévisions), voire même à
corrompre des politiques et des dirigeants commerciaux.
Nation : voilà bel
et bien ce qui rend tout très compliqué.
Mais établir un gouvernement
mondial couplé à des territoires indépendants
n’est pas une fin en soi.
Il faut que ce gouvernement mondial, élu de façon
démocratique, œuvre pour un monde juste, sûr,
propre, respectueux de toutes les formes de vie…
Un monde où l’argent
ne serait plus roi.
Un monde où l’ensemble
des habitants auraient de quoi manger, de quoi se soigner, où
habiter, de quoi s’instruire.
Un monde unifié, plus fort
tout simplement.
